Un blog en 6 pièces

Pourquoi les meufs d’Indiana Jones sont-elles toutes des inconnues?

In Le home cinema, Vlameth Brevada on 11 octobre 2011 at 00:29

Par Vlameth Brevada

Dans la case « injustices du siècle », il n’y a pas que le procès d’Outreau. Il y a aussi le triste sort réservé aux actrices de la série Indiana Jones: une véritable malédiction.

Alors que James Bond a eu le droit de poser son goldfinger sur Halle Berry, Ursula Andress, Kim Basinger ou Grace Jones, l’ami Indiana Jones a du se contenter d’illustres inconnues. Qui aujourd’hui pourrait nommer les actrices de l’un des 4 opus sans aller mater Wikipedia? Pas moi en tout cas. Pire, contrairement aux James Bond -escort- girls, aucune d’entre elles n’a vu sa carrière décoller après son passage aux côtés de Harrison Ford (escort…): Karen Allen (Marion dans l’Arche perdue) a lancé une gamme de pull-overs dans le Massachusetts, Kate Capshaw, a.k.a Willie Scott dans le Temple maudit, a joué dans un film avec Tom Selleck, et Alison Doody (Elsa dans la Dernière Croisade) vit à Dublin. Moche. Et pourtant, c’est pas faute d’avoir donné de leur personne: manger de la cervelle de babouin ou se battre avec des nazis, c’est quand même autre chose que d’apporter des vodka-martini à une table de poker… Enfin, il faut leur rendre justice: Marion fait très très mal lorsqu’elle met sa robe blanche au milieu du désert égyptien. Pareil pour Elsa en uniforme, et Willie en pyjama en satin. Pourquoi tant d’injustice alors ?

Pourtant, il les avait toutes à ses pieds.

Première hypothèse: Indiana Jones est gay. Du coup, jouer la pute de luxe pour un gay à la recherche de vieux cailloux, ça fait pas rêver les re-sta d’Hollywood. Ca expliquerait d’ailleurs pourquoi notre ami archéologue préfère jouer aux cartes avec Demi-lune plutôt que d’aider Willie Scott à s’endormir, et pourquoi il trouve toujours le moyen de se battre avec des grands bonhommes musclés et torses nus. Mais bon, vu qu’il finit quand même par toutes se les envoyer à un moment ou un autre, difficile de douter de sa sexualité. Un potentiel gay non exprimé, en quelque sorte.

Peu satisfait de cette explication, je suis allé chercher d’un peu plus près quelles pourraient être les vraies raisons de cette malédiction. Et apparemment, aucune cause commune aux 3 destins ne prévaut. Chacune semble avoir eu ses propres raisons de quitter le bateau du cinéma. Juste après la fin du tournage, Kate Capshaw a épousé Steven Spielberg. A force de l’entendre radoter tous les soirs devant ses macaronis sur la magie du cinoche, la grande famille des acteurs, mon cul sur la commode, etc, on peut comprendre qu’elle ait eu envie de faire autre chose. Karen Allen, elle, n’a fait que quelques apparitions à l’écran, son rôle de Marion n’est qu’une parenthèse dans sa carrière au théâtre. On peut d’ailleurs la soupçonner d’avoir un peu boudé le cinéma. Du boudin légèrement conditionné par le refus de George Lucas de lui faire jouer le rôle de la Princesse Leïa au début de sa carrière. Too bad for you. Quant à Alison Doody, elle a enchaîné les mauvais téléfilms et les seconds rôles tout pourris, avant d’avoir à nouveau sa chance dans un gros machin: le Seigneur des Anneaux, dans le rôle d’Eowyn, une des meufs d’Aragorn. Pas de bol, elle tombe enceinte, et pffft, ça lui passe sous le nez. Autant d’arguments valables pour expliquer le nobodisme des 3 actrices.

Pourtant quelques chose semble bien avoir été à l’origine de leur absence commune de destin doré. Car quand on élargit son regard à l’ensemble des films de spielberg, il est assez rare d’y trouver une star féminine. L’imaginaire pré-geek de Stevie, c’est d’abord un homme libre, indépendant, dédouané de toutes les préoccupations qui sont les nôtres comme le remplissage d’un formulaire des impôts, et qui consacre plutôt sa vie à une passion dévorante qui l’amène à tutoyer les dieux, à sauver le monde ou à jouer à la marelle avec des extra-terrestres. Et à côté de cet homme, forcément, on n’a pas trop de place pour caler une actrice autre qu’une pin-up sans textes au-delà des 2 répliques par séquence. Alors adieu Sharon Stone, et bonjour Kate Capshaw. Le calque de cet imaginaire dans la vraie vie véritable, ce serait un mec libre, indépendant, qui consacre sa vie à sa passion dévorante qui l’amène (soi-disant) à sauver le monde. Steve Jobs, quoi. Et paf! lien direct avec l’actualité. En tout cas, on entend rarement parler des meufs dans l’univers des geeks, et c’est exactement ce dont la malédiction d’Indiana Jones était la source, ou peut-être déjà le reflet.

Bon, je n’ai pas l’impression d’avoir vraiment fait avancer ce débat, qui est pourtant, je le sais, sur toutes les lèvres. Aussi, si vous êtes un proche de l’une des actrices ou si vous achetez vos pulls dans le Massachusetts, vos contributions sont les bienvenues. On enverra le verdict à Spielberg, qui, s’il a un soupçon de nez en matière de scénario imparable, nous en tirera un « Indiana Jones et la malédiction des girls qu’il a chinées. » Ça risque pas d’être pire que le coup des extra-terrestres.

 

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