Un blog en 6 pièces

Palmarès 2011: le top cinoche

In Au pied du sapin, Le home cinema on 23 décembre 2011 at 17:48

Fin de l’année, passage obligé par la case palmarès. Les locataires ont beaucoup de choses à dire à tous ceux qui ont rythmé leur année 2011. On commence avec un grand classique: les meilleurs films de l’année. Et aussi, bien entendu, les plus mauvais.

Pietro Della Rocca

1. Incendies, de Denis Villeneuve

A la mort de leur mère, deux enfants découvrent que leur père est toujours en vie et qu’ils ont un frère dont ils ignoraient l’existence. Ils décident alors de mener une enquête sur la vie de cette femme qu’ils connaissent si mal. Bouleversant.

2. Melancholia, de Lars Von Trier

Exercice de style rimbaldien sur le thème de la fin du monde. Poétique, beau, puissant… Et les seins de Kirsten Dunst.

3. Drive, de Nicolas Winding Refn

Après Bronson, le détenu britannique psychopathe, et One-Eye, le viking ultra violent de « Valhalla Rising », Winding Refn s’intéresse à un autre grand malade à la limite de l’autisme magnifiquement campé par Ryan Gosling. Le tout sublimé par une BO chan-mé.

Et le pire : Midnight in Paris, de Woody Allen

Woody nous sort le catalogue de tous les artistes du Paris des années 20 sur un ton péniblement didactique. Oui, Woody nous prend pour des cons. Alors si en plus il nous colle du Marion Cotillard et du Carla Bruni, on va avoir un problème…


Roi des Ânes

1. Bridesmaids, de Paul Feig

C’est le film qu’on va voir avec sa nana à cause du marketing « girly » et où l’on rit trois fois plus qu’elle. Très au-dessus des précédents succès du clan Appatow en qualité d’écriture et en direction d’acteur, avec le charme de Kristen Wiig  qui survole même les séquences trash…

2. Sleeping Beauty, de Julia Leigh

Ce qui n’aurait pu être qu’une exercice formel autour du topos de la jeune fille et la mort, en frôlant le scabreux pendant une bonne première heure, se révèle dans la séquence finale une expérience de cinéma pénétrante et dérangeante, et l’angoisse sourde de la sublime Emily Browning nous contamine totalement.

3. L’Apollonide, Souvenirs de la Maison Close, de Bertrand Bonello

Pur cinéma de créature qui n’a rien envier aux maîtres portugais Monteiro et De Oliveira, Bonello met en lumière les corps des actrices de telle sorte qu’ils tiennent un discours propre, sensuel et caractérisé. L’introduction maîtrisée du fantastique et le féminisme profond du propos cèdent devant la fascination que provoque cet objet filmique où le temps est enfermé dans des cycles féminins qui, peu à peu, s’abrègent.

Et le pire : Sucker-Punch, de Zack Snyder,

Il avait tout pour faire un classique fantasy, il en a fait un long clip cheesy pour teenager gamer vaguement suicidaire.


Slim Kid M

1. L’Exercice de l’Etat, de  Pierre Schoeller

Le tableau de la politique dressé par ce film est édifiant… et au final, hyper flippant. Dit comme ça ce n’est pas hyper sexy mais les acteurs, et le parapheur valent le détour. Et puis, voir un chef de cabinet se faire des oeufs au plat en écoutant un discours de Malraux, c’est savoureux. Sinon, Transformer 3 c’était pas mal…

2. Incendies, de Denis Villeneuve

Attention, ça secoue!! Et en quebecois, ce qui n’enlève rien au plaisir (un peu douloureux, certes, mais plaisir quand même)…

3. La Guerre est Déclarée, de Valérie Donzelli

On est forcément touché par l’histoire, ce qui n’est pas un + dans cet appartement collectif… Mais comme on est perturbé par le jeu d’acteur, à la limite du néant,  c’est cela qu’on retient au final. Et puis l’urgence de ce bordel aussi!

Et le pire : Le Moine, de Dominik Moll

Souvent l’été, on va voir des films sans trop savoir pourquoi ni comment… Pour Le Moine, je sais toujours pas si j’ai été voir un film.


Vlameth Brevada

1. Black Swan, de Darren Aronofsky

S’il y a bien une chose qui me fait chier dans ce bas-monde, ce sont les ballets. Et bah là, Aronofsky m’a donné envie de revoir mon jugement, quelque peu exagéré, il est vrai. Et pour vous dire la vérité, Black Swan m’a même fait m’interroger sur moi-même comme aucun film ne l’avait fait depuis Retour vers le futur 2. Un monument, donc.

2. Pater, d’Alain Cavalier

En se plaçant à la limite du film, du documentaire, et du making-of, Pater nous parle de ces moments où le rôle que l’on se donne dépasse nos intentions et prend le contrôle là-haut, dans notre petit cerveau visqueux, sans quon ne lui ait rien demandé. Un résultat planant et assez étrange. Et puis ma sympathie naturelle envers les gens qui ont des tics me joue peut-être des tours, mais Vincent Lindon a quand même carrément la classe.

3. Tomboy, de Céline Sciamma

L’histoire d’une petite fille qui se fait passer pour un garçon. Dit comme ça, ça a l’air très chiant, mais Tomboy parvient à nous rappeler à quel point chaque détail de notre apparence face aux autres peut prendre une ampleur démesurée lorsqu’on a 10 ans. Ca a toujours l’air chiant? Alors disons que si tu t’es déjà retrouvé pendu par la capuche aux porte-manteaux du préau de l’école, tu vas adorer te remémorer cette belle époque. En plus, voilà enfin un film sur l’identité, sans Matt Damon.

Et le pire: Le complexe du castor, de Jodie Foster

Passer 2h à retenir des fous rires nerveux dès que Mel Gibson parle à sa peluche, c’est long. Et si en plus, pendant tout le film, Jodie Foster passe son temps à nous caler des regards appeurés genre « je suis en face d’Hannibal lecter », alors là, c’est vraiment très, très, très, long. Un film à réserver aux fans de Tatayet, et encore.

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  1. Ah j’suis tellement pas d’accord avec ces palmarès… Dénigrer « Minuit à Paris » mais donner du crédit à Drive, tss tss tss. Mais super d’accord pour Black Swan et pour la nullité du Castor de Jodie Foster.

    Bon d’façon tout le monde s’en fout que j’sois d’accord ou pas, hein ? Allez, je sors. 😉

    M.

    http://quandjeseraigrandejeseraiactrice.wordpress.com/blog/

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